La loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique française a défini le facteur 4, qui correspond à un objectif de division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, afin de contenir le réchauffement climatique à un niveau d'élévation de 2°C.
Si les émissions de gaz à effet de serre dépendent de manière importante des décisions de l'Etat, elles dépendent aussi largement de bien d'autres niveaux de décision (autorités locales, entreprises, consommateurs). Parmi ces acteurs, les collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements, régions) ont un rôle particulièrement important à jouer, notamment en tant que donneurs d'ordres publics pour de nombreux secteurs.
Dans les décisions d'équipement qu'elles prennent (aménagement, urbanisme, transports...), au titre du patrimoine qu'elles gèrent (bâtiments, éclairages publics, flottes de véhicules) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétences de gestion (transports, déchets, distribution d'énergie notamment via les chauffages urbains), les collectivités interviennent directement sur plus de 12% des émissions nationales de gaz à effet de serre. La collectivité locale peut notamment agir sur l'énergie consommée dans ses bâtiments communaux, sachant que les bâtiments, avec les transports, sont les 2 secteurs dont l’activité génère une hausse de consommation d’énergie, et donc de rejets de gaz à effet de serre.